par André Comte-Sponville (mars 2009)
Les crises ont cela de bon qu'elles bousculent les certitudes. Les marchés financiers qui s'effondrent, le chômage qui explose, la récession qui s'installe...
Voilà que le capitalisme, qui passait il y a peu pour triomphant, se trouve à nouveau mis en cause. Certains veulent le supprimer. Attendons qu'ils nous proposent une alternative crédible pour en débattre. D'autres, plus nombreux, veulent le réguler, voire le «refonder» et le «moraliser» - des expressions qu'a utilisées Nicolas Sarkozy. Essayons de comprendre ce que cela peut vouloir dire.






